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Robert Barcia

La Véritable histoire de Lutte Ouvrière

Robert Barcia 29%

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Robert Barcia, alias HARDY, a voulu sortir de l’image que lui avaient taillé les médias d’un dirigeant occulte de l’organisation trotskyste L.O. Au-delà de fastidieux démentis relatifs à diverses calomnies journalistiques, il nous permet surtout d’apercevoir un véritable travail de fourmi sur une cinquantaine d’années. Un très petit groupe militant, arqué sur la propagande systématique en milieu ouvrier, gonfle au-delà de ses espoirs en passant du tracts de sortie d’usine aux campagnes électorales d’Arlette.

On s’intéressera évidemment au 5ème chapitre à la description de la grève chez Renault en 1947 qui, à travers la figure de Pierre Bois, décédé en 2002, ébranle par la base la bureaucratie cégétiste de l’époque. France-Dimanche titre le 11 mai 1947: “Un petit ouvrier de 25 ans a forcé Auriol à révoquer Thorez”. On sera surpris de découvrir que, face à l’extrême difficulté de continuer à travailler au sein de la CGT, les animateurs du groupe, Barta et Pierre Bois, vont consulter en 1947 Pierre Monatte sur l’idée de créer un nouveau syndicat indépendant, qui sera le SDR, Syndicat démocratique Renault. Il les soutient : Face au nouveau paysage syndical d’après-guerre et au “Produire d’abord, revendiquer ensuite” qu’il faut combattre, Pierre Monatte ne restait donc pas figé dans ses choix d’avant-guerre (privilégiant l’unité organisationnelle).

On notera que le groupe devient orphelin de théoricien après le retrait de son fondateur Barta. La description de la crise interne de 1949 a d’ailleurs valu des critiques au livre dans le microcosme et ses échos sur le net, quoique la version de Barcia semble plutôt convaincante aux novices, ce qui nous intéresse assez peu par ailleurs: seule subsiste à ce passage l’image pathétique d’un groupe se réclamant d’un leader qui les renie. On aurait en revanche aimé en savoir plus sur la collaboration avec Socialisme ou Barbarie, dans le journal Tribune ouvrière, ou sur le recyclage évoqué par Gottraux de quelques militants de Pouvoir ouvrier, le petit groupe resté marxiste lorsque S. ou B. devait décliner dans les années 60. On aurait aimé une discussion plus poussée de la part de l’intervieweur sur le tournant électoral du groupe qui assure l’assise de l’organisation tout en pouvant sembler contradictoire avec son refus de toute forme d’opportunisme, notamment quand il y a régulièrement alliance avec la LCR (organisation opportuniste s’il en est). Cette contradiction de premier abord se trouve récadrée par une constatation: depuis plus de trente ans, LO tient aux élections un discours qui ne varie pas, discours forcément sympathique aux syndicalistes en ce qu’il participe aux efforts de reconstruction d’une conscience de classe dans ce pays.

Car si décrié qu’il soit, et encore tout récemment par sa tactique dans les coordinations de mai-juin 2003, Lutte ouvrière ne peut laisser indifférent les militants syndicalistes de notre génération. Plusieurs campagnes médiatiques ont été injustes envers cette organisation, des insolences machistes envers une Arlette insuffisamment maquillée sur un plateau télé au pseudo-scandale de n’avoir pas appelé à voter Chirac(*) quand toute la tradition de cette organisation l’aurait de toute façon rendu impossible.

N’oublions pas que L.O. est quasiment la seule organisation parmi celles qui se disent révolutionnaires à avoir eu une attitude correcte sur le voile à l’école, c’est aussi une organisation qui ne fait pas d’anti-syndicalisme principiel ni de travail de fraction dans les syndicats (en tout cas à notre connaissance).

Quoi qu’on puisse penser de l’idéologie restée étroitement trotskyste de cette organisation, il est acquis que sa réussite et sa singularité lui viennent de sa méthode: le travail en milieu ouvrier, qui est privilégié sur tout autre. Nous pensons que c’est aussi grâce à cette méthode que cette organisation a assuré les bases du bon sens que nous évoquons: quand on est “ancré” un minimum dans le prolétariat, on dit et fait moins n’importe quoi .

Chaque parole e. t de toute façon à écouter. Et une parole de LO sur elle-même manquait.

S.J.

 

http://ensemblesnuipp.wordpress.com/livres/la-veritable-histoire-de-lo/


alexasa -
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